Saveurs Ancestrales

Informations

Astrologie chinoise
Astrologie chinoise lapin
Signe astrologique
Signe astrologique
capricorne
Couleur des yeux
Couleur des yeux
Taille
Taille
0 cm
Nom :
Ernest Valette
Naissance :
01 janvier 1879
Décès :
01 janvier 1948
Nationalité :
Française
Conjoint :
Eva Valette (mariage )

Lieu de naissance

Lieu de résidence

Portrait

Un honnête homme, avec de beaux cheveux bruns quand il était jeune et trés blanc à soixante ans, un brave homme tranquille... un peu trop! pas paresseux mais lent et un peu mou.Sûrement mal dans sa vie d'homme jeune. Il a souffert des erreurs de son père, de la honte de la faillite renonçant à cette vie de bureau clerc de notaire c'est beaucoup dire!. Mais où l'on aurait apprécié sa belle écriture, son honnêteté, son affabilité.A 25 ans, il a dû renoncer pour devenir paysan ce qu'il ne détestait pas car cela lui assurait des moments de solitude derrière le pas tranquille du bœuf Louret ou Rousset, laissant derrière lui sa fielleuse belle-mère (qui eut la mesquinerie de refuser qu'on enterre le grand-père Valette dans la tombe des Ducourège) et même sa femme Eva qu'il avait dû séduire par son joli visage (malgré un grand nez) et ses allures de bourgeois, mais qui s'impatientait du manque d'ambition de son mari.Il me semble qu'il était toujours vêtu d'un costume de velours sombre, il avait du talent pour trouver les champignons et aimait tailler dans les bois de petits objets. Depuis la guerre de 1914 il avait une sainte horreur des orage. Profondément choqué par l'explosion de la poudrerie de Montluçon (je crois) quand le tonnerre grondait cette peur effroyable le reprenait et il allait se réfugier dans la grange et faisait un petit somme.Il n'avait pas le sens du commerce: quand la grand mère Eva avait repris avec lui la gestion de la boulangerie coopérative sa fierté c'était d'avoir le plus beau pain du canton. Il le livrait dans une vieille Citroën(je crois) sa première et sa dernière voiture et sur une barre de bois client et boulanger faisaient une encoche certains ne payaient que la fabrication car ils livraient les grains en échange mais le crédit était très important et le grand-père Ernest ne savait pas réclamer son dû.En 1940 la boulangerie fut vendue à un homme qui fut mobilisé et l'essentiel de ce qu'il devait ne fut jamais réglé au grand-père. Le grand-père montra beaucoup de patience et de générosité à l'égard de son beau-frère Raymond le frère cadet d'Eva , acceptant de régler les dettes par mandat télégraphique sûrement pas de grosses sommes mais qui devaient peser car il était pas riche. Il fut malade pendant les deux dernières années de sa vie on parla de fièvre de Malte.<BR>Il était assez sourd et on riait de ses erreurs d'interprétation: un jour ma mère m'apostrophait "ma pauvre fille tu es stupide" et le grand-père de s'inquiéter "que dites-vous, Odette? la petite à l'appendicite" Il mourut pendant que je passais le premier bac et c'est pour moi un souvenir affreux car mon père dut le descendre dans ses bras car on ne pouvait passer le cercueil dans l'escalier: la peur physique d'un corps mort me marqua plus que le chagrin de la perte d'un grand-père que pourtant j'aimais bien.
Le grand-père Ernest avait eu un frère cadet moins réussi que son aîné, pas simplet mais un peu limité il alimenta les ragoût du Palais en enlevant (ou en se faisant enlever) une femme mariée. Je crois la femme d'un de ces Montcassin qui portaient des noms mérovingiens Clodomer, Clovis et même Heldebert. Il l'enleva avec une voiture à cheval mais je crois que la fugue ne dura pas très longtemps et que cette femme retrouva son mari quant au frère il mourut jeune