Saveurs Ancestrales

Informations

Astrologie chinoise
Astrologie chinoise chien
Signe astrologique
Signe astrologique
capricorne
Couleur des yeux
Couleur des yeux
Taille
Taille
0 cm
Nom :
Constance Hountou
Naissance :
01 janvier 1862
Décès :
01 janvier 1952
Nationalité :
Française
Conjoint :
Jean Hountou (union_libre )

Lieu de naissance

Lieu de résidence

Portrait

Marie-Louise pour l'état civil était le 4e enfant d'Adrien Manoux et d'Angélique Lacabane installés à Orthez : quartier Départ.
Son père Adrien né en 1825 avait quelques terres, petites où il cultivait le maïs avec sa femme Angélique.Il élevaient de la volaille, un cochon. Il pêchait le saumon, pas pour le plaisir mais pour le vendre sur le barrage sur le Gave de Pau.Près de sa maison, il y avait des bassins de pierre qui servaient à teindre probablement la laine naturelle des moutons avec du broue de noix. Angèlique la mère était née vers 1828 ou 1830 à Os Marsillon?. Ses enfants la tutoyaient alors qu'ils vous voyaient leur père. Elle ne sait jamais mise à table avec les hommes.
Après Adrien, Thérèse dite tantote et Auguste Naquit Constance probablement la plus intelligente, la plus orgueilleuse aussi, la plus gâtée si tant est que l'on puisse gâté un enfant à l'époque. Elle reçut plus d'instruction que les autres membres de la famille et même que la plupart des petits paysans puisqu'elle continua d'aller à l'école chez les bonnes sœurs après le certificat d'études, jusqu'à 15 ou 16 ans mais quand celle-ci parlèrent à son père de la présenter au BE ce qui était suffisant à l'époque pour être institutrice , son père refusa car ses fils eux n'avaient pas fait d'études. Pour parfaire sa formation de future épouse , elle alla six mois chez une couturière , 6 mois chez une repasseuse puis chez un oncle de Mont-de-Marsan Lassalle.
C'est vers cette époque que se situe un évènement lié aux traditions béarnaises qui a lourdement pesé sur sa vie: son frère Adrien se maria . c'était lui qui devait prendre la suite de son père.Quand l’aîné faisait entrer sa femme dans la maison familiale c'était elle qui devenait la maîtresse et qui commandait. Constance n'accepta pas de s'effacer devant sa belle-soeur et très vite elle décida de partir. L'oncle de Mont-de-Marsan était mort, elle partit pour Bordeaux où elle avait une vague protectrice ou marraine dont le mari tenait une pharmacie rue de Cheverus mais finalement c'est un travail de bonne qui attendait ma grand-mère. Trop fière pour rentrer tête basse à Orthez, elle préféra pour retrouver un état plus conforme à son caractère se marier…. non pas avec le premier venu... mais avec un homme beaucoup plus âgé qu'elle, 38 ans grand et solide il était voeuf et borgne, un accident dans sa jeunesse. Donc pas très assorti à cette très charmante jeune femme. Elle avait de très longs cheveux bruns un peu frisés, de beaux yeux bruns volontaires et de jolis petits pieds(35). D'une propreté minutieuse, elle savait s'habiller le mieux possible pour ses faibles revenus. Pendant 2 ou 3 ans, ma grand-mère suivit son mari de chantier en chantier où il était contremaître pour creuser des puits artésiens. Tous les villages dans la deuxième moitié du 19e siècle se dotaient de ces puits quand le sous-sol le permettait. En 1883 elle était à Libourne quand elle comprit que la naissance de son premier enfant était imminente. Elle envoya un télégramme à Orthez pour que sa sœur la rejoigne dans son petit appartement à Bordeaux et prit toute seule le train malgré les douleurs. En 1886, elle eut une autre fille, Thérèse charmante et volontaire . Vers 1884 Constance avait hérité d'un petit Capital à la mort de son père. François avait peut-être quelques petites économies : Ils décidèrent de faire construire une échoppe près de la barrière Saint-Genes où on lotissait des terrains qui jusque-là servaient de potagers. Le grand-père alla demander conseil à son patron et celui-ci suggéra une opération plus ambitieuse : emprunter et construire une grande maison comportant 4 petits appartements 3 seraient loués ce qui permettait de rembourser les dettes et qui plus tard assureraient leurs vieux jours. Constance fut certainement la plus énergique pour mener à bien cette entreprise mais bien vite elle se rendit compte que le salaire de son mari ne suffirait pas à élever les enfants et à payer la maison. Les locataires changeaient souvent et ne payaient pas toujours et il fallait faire face à des frais imprévus: paver les trottoirs, installer l'eau un seul robinet à l'entrée de la cave. Aussi vers 1890 1895 Constance ouvrit une petite épicerie dans l'appartement de gauche dans ce qui est la chambre de Pierre. On ouvrit une porte garnie de minuscules vitrines. Les murs furent garnis d'étagères de grands bacs de bois et de grand tiroirs pour stocker l'huile, le pétrole, le sel. Elle grillait elle-même le café! . Le magasin était ouvert de 8h du matin à 8h du soir et même le dimanche matin. La grand-mère ne gagnait pas beaucoup mais elle nourrissait sa famille qui était du fait du magasin bien modestement logé. Une fenêtre avait été ouverte rue Etcheto dans la petite pièce qui jouxtait le magasin . Elle servait à la fois de cuisine (sans eau) et de chambre pour les deux filles. La pièce du fond était la chambre des parents. On allumait la cheminée qu'exceptionnellement. Le seul chauffage était un petit poêle à pétrole dans la cuisine. La cuisine servait à la toilette, la véranda était ouverte sur le jardin. A l'origine il n'y avait donc aucune fenêtre du côté de la rue Etcheto à cause de la taxe sur les fenêtres et les balcons.<BR> Malgré beaucoup de travail et d'économie en 1903, la maison n'était pas entièrement payée. C'est Albert Chassagne, qui règla les dernières traites quand il épousa Angèle.<BR>La grand-mère teint son commerce jusqu'en 1933 mais les magasins installés aux barrières, mieux aménagés et plus vastes lui faisaient trop de concurrence depuis plusieurs années. Son successeur mangea le fond en quelques mois…<BR>Deux drames ont marqué la vie de mon arrière grand-mère . Elle aimait profondément sa seconde fille Thérèse intelligente et volontaire comme elle , delà, souvent des rapports orageux. Elle avait appris le métier de modiste , installé un petit atelier près du cours Aristide Briand , pris ses distances avec sa famille. Vers 1906 ou 1908 elle décida d'épouser Camille Desmoulins qui logeait avec sa nièce dans un appartement du 17 rue Solférino: employé aux écritières à la SNCF il était fort bien de sa personne mais sans caractère et Constance le trouvait indigne de sa fille. Celle-ci avait elle eu une déception sentimentale? Voulait elle être plus indépendante.?. cette union ne fut guère heureuse quand un enfant quand un enfant naquit en 1912 cet enfant souffrait de coxalgie et plus tard on constata qu'il était un peu attardé mais surtout Thérèse contracta pendant cette grossesse la tuberculose et elle mourut en 1915. Constance prétendait que c'était Camille qui avait contaminé sa femme. Toujours est il qu'il vécut lui, se remaria et ne prodigua guère de tendresse à son fils. Plus tard cet enfant fut la cause de bien des tourments pour sa grand-mère ,non , qu'elle se souciait beaucoup de sa santé, c'était son amour-propre qui souffrait. le vrai problème c'était "les comptes du premier de l'An". A la mort de son mari François en 1928 celui-ci n'ayant fait aucun testament en faveur de sa femme, Angèle et le pauvre André étaient devenus les propriétaires légaux d'une partie de la maison et si avec Angèle qui payait scrupuleusement son loyer il n'y avait pas de problème, l'oncle et tuteur d'André demandait comptes et argent et la grand-mère qui avait trimé toute sa vie pour cette maison trouvait très injuste d'avoir à reverser une part des loyers qui constituait son unique moyen d'existence.Après la mort d'Albert Chassagne son gendre, elle vécut avec sa fille puis après 1940 avec nous car leurs ressources étaient devenues insuffisantes avec la guerre. La grand-mère Hountou n'avait pas un caractère conforme à son prénom de Constance. Mince et assez petite c'était une maîtresse femme courageuse, énergique mais fort autoritaire. A plus de 80 ans, elle était toujours impeccable, les jours de fête elle portait un velours rebrodé de perles noué autour du cou, pour cacher ses rides. Elle était fière de ses